Le sujet et ses signes
Dans « Scènes de sorcellerie : Matin », Salvator Rosa concentre l’attention sur le tondo du matin dominé par une sorcière vêtue de blanc, encerclée de squelettes et de monstres ailés qui se détachent sur un paysage rocheux éclairci. Corps, crânes, squelettes, grimoires, signes rituels, tentures, foyers et créatures hybrides sont distingués selon leur présence effective. La circularité des trois scènes ou l’isolement de la lectrice modifie entièrement la lecture : Rosa ne propose pas un bestiaire décoratif, mais un rite rendu inquiétant par l’accumulation et l’obscurité. L’analyse distingue les éléments effectivement annoncés par le titre et visibles dans cette version, sans ajouter un récit, un personnage ou un symbole non vérifié. Le format carré, la datation « 1640 » et les dimensions « 179 × 171 cm » servent à différencier précisément l’œuvre des variantes, études, copies et compositions proches.
